Dans mon article précédent, “Message personnel – Quand et pourquoi je vous invite à partir en vacances en solo : ce n’est pas de l’égoïsme, juste une nécessité”, je partageais mon propre cheminement et les bienfaits profonds que m’apportent mes retraites en solitaire.

Cet été, j’ai souhaité aller plus loin en donnant la parole à celles que j’ai accompagnées dans cette même démarche. Ces femmes engagées – dirigeantes, cadres ou entrepreneures – ont elles aussi décidé de s’offrir un temps rien qu’à elles.

Ce n’était pas simple. Ce n’était pas prévu. Mais elles ont sauté le pas.

Parmi elles, Nathalie. Elle a accepté de témoigner de ce que ce voyage en solo a transformé en elle : ses doutes, ses émotions, ses révélations… et peut-être, un écho à vos propres besoins.

 

Le point de départ de Nathalie

Je suis Nathalie, j’ai trois enfants adultes et je travaille comme cadre dans une grande entreprise.
J’ai rencontré Stéphanie via l’accompagnement qu’elle propose aux adolescents pour les amener vers une prise de conscience de leurs qualités et vers une meilleure confiance en eux. Son approche m’a inspiré confiance, au point que je me suis tournée vers elle pour un accompagnement personnel, dans une période difficile.

 

Un accompagnement pour me reconnecter à moi

Quand je suis arrivée à son cabinet, j’étais épuisée émotionnellement, et profondément triste.
Depuis une dizaine d’années, l’éco-anxiété me rongeait. Mon quotidien, entre un travail très prenant et une vie familiale routinière, faisait exploser ma charge mentale. Je ne me reconnaissais plus dans ma vie. Tout était en décalage avec mes convictions profondes.

Je voulais me redonner un peu de joie et de liberté, me reconnecter à moi. Je souhaitais en parallèle trouver comment donner à ma vie plus de sens et d’impact sur le plan environnemental et social, au travers ou en dehors de mon travail.
Retrouver une forme de légèreté, un sentiment de liberté, et surtout du sens – y compris dans ma vie professionnelle.

Pendant treize mois, j’ai vu Stéphanie environ une fois par mois, pour des séances de deux heures. Chaque rencontre mêlait échanges en profondeur et activités concrètes. Une séance m’a particulièrement marquée : celle où j’ai choisi des images représentant un avenir désirable pour moi. Ce moment a planté une graine.

 

Le déclic pour partir seule

Un jour, Stéphanie a mis des mots sur mon épuisement. Des mots que je n’osais pas dire moi-même. Mon médecin a confirmé : il fallait que je prenne du temps pour moi.

C’est ce qui m’a décidée à envisager un départ en solo. Je n’avais pas d’objectif précis, mais j’étais lucide sur un besoin vital : ne plus être sollicitée. Ni par mon travail, ni par mes enfants, ni par mon conjoint. Juste avoir la paix. Sans justification. Sans pression.

 

Un séjour simple, brut, et libérateur

Vacances solo : témoignage de Nathalie et sa reconnexion à soiJe suis partie en bord de mer. Là-bas, j’ai marché sans but. J’ai beaucoup dormi, sans me soucier de l’heure. C’était une vraie parenthèse de protection.

J’avais des appréhensions, surtout vis-à-vis de mon conjoint : comment faire accepter mon absence, sans devoir tout lui expliquer ? Mais une fois sur place, j’ai compris que je pouvais me mettre à l’écart de temps en temps pour reprendre mon souffle. Et que c’était sain.

Cette solitude choisie m’a fait du bien. J’ai beaucoup pleuré au début – comme pour décharger ce qui pesait trop lourd. Puis le calme est revenu. J’ai savouré des plaisirs simples : lire face à la mer, regarder des séries sans contrainte. Rien d’extraordinaire. Juste profondément réparateur.

 

Et après ?

Ce séjour n’a pas tout changé. Ma vie reste complexe, parfois inconfortable. Mais j’ai appris à mieux l’accepter. J’ai renforcé l’impact environnemental de mes actions, au travail comme dans ma vie personnelle. Et surtout, j’ai compris que j’ai le droit de m’accorder ces parenthèses. Sans devoir me justifier.

Je me suis rendu compte que je suis très indépendante, que je peux rester seule pendant quelques jours – et que ça me fait du bien. J’ai pris conscience que j’ai le droit de m’autoriser ce type de respiration de temps en temps, sans avoir à me justifier. J’ai aussi commencé à apprendre quelque chose de fondamental : écouter mes besoins, vraiment. Même les plus simples. Même quand ils ne sont pas “raisonnables”.

Je n’ai pas forcément envie de raconter ce voyage autour de moi. C’est mon moment. Mais oui, je renouvelle cette expérience, sous des formats plus courts, plusieurs fois par an. Et chaque fois, ça me fait du bien.

 

Merci Nathalie, d’avoir eu le courage de partager ton chemin, tes doutes et tes révélations. Ton témoignage nous rappelle que t’autoriser à te retrouver toi-même n’est pas un luxe, mais une nécessité pour vivre pleinement.

 

Et vous ?

Que se passerait-il si vous vous autorisiez, vous aussi, une parenthèse rien que pour vous ? Peut-être n’avez-vous pas besoin d’attendre l’épuisement pour franchir le pas.

Si cette idée fait écho en vous, si c’est le bon moment pour vous recentrer sur l’essentiel, je serai heureuse d’échanger avec vous.