Les thérapeutes avec lesquels j’ai choisi de collaboré … suite …

Quel bonheur de publier cette interview ! Parce que Christine Bugarin n’est pas seulement sophrologue et hypnothérapeute. Non, c’est avant tout celle qui m’a formé à la gestion du stress et des émotions et m’a initié à la méditation. Christine est aussi mon meilleur soutien dans le lancement de mon cabinet en psychopédagogie positive.

Je vous laisse découvrir cette thérapeute au grand cœur.

 

Bonjour Christine, tu es sophrologue et hypnothérapeute, peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours.

Mes partenaires, les professionnels de santé : Christine Bugarin - Sophrologue et hypnothérapeuteJe suis thérapeute depuis Août 2011 à la maison médicale du Cerisier à Longjumeau, mes outils sont la sophrologie, l’hypnose et la méditation. Mon premier métier était bien différent, j’ai parcouru les mers et le monde en tant que directrice commerciale pour un armateur de paquebot. Je m’occupais des grands comptes et de l’incentives. A bord, en tant que Directrice de Croisière j’étais l’interface entre le client affréteur et l’Equipage. Une vie riche qui m’a permis de voyager pendant près de 20 ans. Maman globe trotter, j’ai eu envie de poser mes valises un jour. J’ai fait un 180, je me suis formée, j’ai écouté mes envies, je me suis projetée et j’ai suivi mon intuition. C’est ainsi que je suis devenue thérapeute. J’ai choisi mes spécialités auxquelles je suis formée : les acouphènes, la douleur en oncologie, le trouble anxieux et la prise en charge des enfants dans leurs difficultés globales (anxiété, troubles du sommeil, des apprentissages etc…)

 

Mais qu’est-ce que la sophrologie ? Qu’est-ce que l’hypnose ?

La sophrologie est un outil d’accompagnement à la gestion du stress et des émotions basé sur des exercices de relaxation dynamique et sur des exercices statiques d’écoute active. La relation d’aide et l’alliance thérapeutique dans ces métiers sont essentiels. Je suis formée aux psychopathologies également. La sophrologie travaille sur la conscience de soi, du schéma corporel mais aussi de la pensée, du fonctionnement cérébral.

L’hypnose travaille, elle avec l’inconscient. Tout ce que nous faisons et qui “va de soi” comme respirer, digérer, être immunisé etc… est régit par notre inconscient qui agit sans nous. Il agit aussi sans nous en enregistrant des tonnes d’informations tout au long de notre vie. Elle sont “cachées” dans une dimension à laquelle nous n’avons pas accès (sauf pendant les rêves mais alors parfois sous une forme que nous ne comprenons pas). Parfois ces informations perturbent notre être et nous devons alors aller travailler les blocages, les croyances limitantes, les habitudes, les schémas figés. C’est dans l’inconscient que cela se passe. Il n’y a pas pour autant de « miracles » même si parfois, sur l’énurésie par exemple, on peut aider un enfant en une ou deux séances et même sur des énurésies primaires quand il n’y a pas de pathologies physiques.

Je travaille sur peu de séances car j’utilise tous mes outils pour permettre à la personne d’avancer dans sa problématique. J’explique les fonctionnements. L’aspect cognitif est très important dans certains cas.

 

Qu’est-ce que ta pratique peut apporter dans le cadre de trouble de l’apprentissage

Les troubles de l’apprentissage sont bien mieux repérés et les prises en charges plus nombreuses aujourd’hui. L’orthophonie, la sophrologie, la méditation, l’hypnose parfois ou encore la psycho-pedagogie positive pour apprendre autrement.

La thérapie que j’utilise pour les enfants rencontrant des troubles de l’apprentissage (qu’ils soient DYS, autistes ou autre) est basée sur la reconnaissance du schéma corporel et un repérage dans le temps et l’espace (travail du souffle, des postures, du lâcher-prise psycho-corporel-émotionnel). Nous travaillons également énormément la gestion du stress et des émotions dans un contexte où souvent jugement et regard de l’autre, avant que le diagnostic soit posé, affaiblissent l’enfant et lui font perdre confiance en lui. Nous permettons par des exercices simples et facilement reproductibles y compris en classe la stabilisation d’un mental souvent fort mais qui n’est pas structuré de manière classique, cela crée des angoisses. Ces angoisses se répercutent sur le sommeil avec des troubles importants à l’endormissement. J’apprends aux enfants à mieux dormir avec des techniques adaptées de respiration, de contraction et décontraction musculaire. Il faut “sécuriser” l’enfant et le ramener à sa juste dimension. Lui permettre aussi grâce à la parole qui se libère de l’aider à accepter et de s’autoriser à apprendre avec sa particularité. Cette particularité qu’ll faut souvent expliquer aux parents. Il m’arrive de recadrer quand un parent se montre sévère sur l’idée de rester assis par exemple pour les devoirs. Dans certain cas et notamment sur l’hyperactivité ou les troubles DyS, apprendre debout, en dansant ou en faisant des exercices de sophrologie n’est pas signe d’absence de concentration, bien au contraire, c’est même souvent le seul moyen de stabiliser le mental. Parfois, avec les enfants autistes mais aussi avec les adultes, je me transforme en une thérapeute « de peu de mots » comme disait une de mes profs… pour éviter la surcharge mentale, la saturation. Un geste, un regard, un chuchotement, un jeu en silence… beaucoup d’échanges peuvent se faire sans le verbe. Et ça fait du bien !

Je donne aux parents et aux enfants des exercices, des enregistrements de séances. L’entraînement est primordial.

 

Tu travailles avec des enfants dans le cadre de la Réussite Éducative de la ville de Longjumeau, peux-tu nous parler de l’importance de ton accompagnement auprès de ces enfants ?

Ces enfants sont repérés à l’école via les instituteurs pour leurs difficultés scolaires et sur leur difficulté à gérer leur stress et leurs émotions, parfois ces problèmes sont associés à des comportements inadaptés (violence, injures, incapacité à se calmer). Je reçois les enfants à partir de 6 ans mais aussi les ados du Collège tous les samedis matin depuis 3 ans. C’est un moment d’échange avec eux mais aussi avec les parents quand la langue n’est pas une barrière. il m’est arrivé de parler en croate avec une maman de Bosnie. Nous arrivions a communiquer et elle a été soulagée de pouvoir comprendre ce que son enfant vivait à l’école et comment nous allions l’aider. Ce seul fait a soulagé l’enfant qui s’est senti accueilli et compris. Parfois il suffit de peu pour rétablir un lien, une motivation. Je ne suis pas la seule intervenante dans le parcours de la Réussite Educative. Psychologues, enseignants, animateurs pour l’aide aux devoirs, profs de sport etc… les parents signent une charte d’engagement autorisant leur enfant à suivre le parcours et à être aidé. Par ce fait, ils s’engagent eux aussi à venir aux rdv et à participer à cette aide. Le travail collectif est primordial.

 

Pour le mot de la fin, dis-nous comment on peut te contacter

Je travaille à la Maison médicale du Cerisier  9 Rue de la Marne 91160 Longjumeau où j’ai mon cabinet quand je ne suis pas à l’hôpital ou en entreprise. Je suis joignable par téléphone au 06 33 10 71 70, mail ou par mon site internet (formulaire de contact).

 

Merci Christine

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