Je ne suis pas éducatrice canine, et je n’ai pas l’intention de le devenir.
Mais en ce mois de juillet, j’ai choisi de passer l’ACACED chien.

Pourquoi ?
Par besoin.

Le besoin de comprendre.
Le besoin d’être alignée avec ce que je propose.
Le besoin de ne pas survoler un sujet aussi riche, aussi sensible, aussi vivant que la relation humain-chien.

Je vais co-animer en septembre la 1ère édition d’un atelier qui explore cette relation sous l’angle de la psychopédagogie et de l’éthologie canine  : « Mon chien, ce miroir ».
Je n’interviens pas sur la partie comportementale, mais il m’a semblé indispensable d’avoir les bases, de connaître les repères.
Non pas pour les utiliser.
Pas pour revendiquer une compétence.
Mais pour mieux écouter.
Mieux respecter.
Et mieux transmettre ce que je ne fais pas.

 

Mais au fait, c’est quoi l’ACACED ?

Acaced - Atelier Mon chien ce miroirL’ACACED, c’est l’Attestation de Connaissances pour les Animaux de Compagnie d’Espèces Domestiques.
Elle est délivrée par le Ministère de l’Agriculture et rendue obligatoire pour toute personne souhaitant exercer une activité professionnelle en lien avec les animaux domestiques — élevage, éducation, pension, garde, toilettage, etc.

Pour l’obtenir, il faut réussir un QCM de 30 questions à choix multiples, tirées aléatoirement parmi plus de 1 200 possibilités.
Ce n’est donc pas un simple formulaire à remplir, ni un test « pour voir » : cela demande une vraie préparation en amont.

La formation (souvent courte mais dense) est d’ailleurs finançable par le CPF, et couvre des thématiques essentielles :

  • Les besoins fondamentaux des animaux, leurs comportements et les soins à leur apporter
  • Les règles d’hygiène, de santé animale, et la prévention des maladies
  • La réglementation en vigueur concernant la détention, la vente, ou la garde d’animaux
  • Une approche éthique et professionnelle de la relation homme-animal

C’est précieux.
Mais ce n’est pas suffisant pour se prétendre éducateur canin.
Et encore moins comportementaliste.

L’ACACED donne des repères, pas une expertise.
Ce n’est pas une formation métier.
Ce n’est pas une pratique accompagnée.
Ce n’est pas une validation de terrain.

Et c’est important de le rappeler.
Parce que les dérives existent.

 

Un choix personnel, pas une ligne sur un CV

J’ai passé l’ACACED sans aucune intention de proposer des prestations autour de l’éducation canine.
Je l’ai fait pour moi.
Par curiosité.
Par cohérence.
Par responsabilité.

Parce que quand on travaille avec du vivant, on ne peut pas improviser.
Parce qu’on n’accompagne pas l’humain dans sa relation à l’animal sans une conscience claire de ses propres limites.

Et peut-être aussi… par cette envie constante de creuser des mondes aux antipodes de mon parcours initial.

Ce fut un véritable challenge : je partais d’une page blanche.

En général, lorsque je passe une certification ou un diplôme, c’est sur des sujets où j’ai déjà des notions.
Mais là, je me suis plongée dans l’inconnu.

Même si je vis avec mon chien depuis plus de deux ans, les connaissances exigées vont bien au-delà du quotidien partagé.

J’ai dû bûcher le sujet en moins de quinze jours — alors que le e-learning est conçu pour s’étaler sur un mois — dans une période personnelle lourde et émotionnellement compliquée.
Ce n’est pas un exploit.
Juste l’expression d’un besoin profond. Un de ceux qu’on ne négocie pas.

 

Avoir un chien ne fait pas de moi une pro

J’ai un chien, un Briard, depuis deux ans et demi.
Et non, ce n’est pas cette expérience-là non plus qui fait de moi une éducatrice canine.
Elle m’enrichit, elle me touche, elle me bouleverse parfois — mais elle ne me donne ni compétences professionnelles, ni légitimité à intervenir sur le comportement animal.

 

Je sais ce que je ne sais pas

Lorsque j’ai eu des besoins pour mon propre chien, je me suis tournée vers des comportementalistes — pas vers des éducateurs.
J’ai appris énormément à leurs côtés.
Cette interview de Romy Sauvageot en témoigne, tout comme ma vision de l’éducation positive.

Et plus j’avance, plus je mesure à quel point la posture d’accompagnant commence par là : savoir ce qu’on ne sait pas.

 

Un rêve pour tous les adoptants

Je pense sincèrement que toute personne qui adopte un chien devrait suivre une formation comme l’ACACED.
Pas pour devenir pro, mais pour comprendre les bases. Pour respecter l’animal, ses besoins, son langage, son rythme.
Il me semble qu’en Suisse, c’est déjà le cas. Et c’est une avancée admirable.

 

En résumé

J’ai passé l’ACACED par cohérence, par responsabilité, par curiosité aussi.
Pour faire ma part dans la relation humain-chien.
Mais je n’en fais pas un diplôme de plus à accrocher au mur.

Je sais ce que je sais…
Et je sais aussi ce que je ne sais pas.

Et c’est essentiel, quand on choisit d’accompagner.
Quand on travaille avec du vivant.
Quand on veut rester juste, et profondément à sa place.

 

Et si vous veniez vivre l’expérience ?

Si vous ressentez, vous aussi, ce besoin de creuser la relation entre l’humain et le chien, si vous cherchez un espace d’exploration sensible, respectueux, hors du temps — comme il n’en existe nulle part ailleurs — « Mon chien, ce miroir » est fait pour vous.

Un atelier unique, à la croisée de l’éthologie canine et de la psychopédagogie, co-animé avec Romy Sauvageot, comportementaliste.

Il s’adresse aux particuliers comme aux pros.
Et vous y découvrirez un autre regard sur les besoins… les vôtres, et ceux de votre chien.

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