Je n’ai jamais suivi un plan de carrière.
J’ai suivi mes besoins.

En 2006 déjà, je quittais le salariat pour créer ma propre papeterie créative en ligne. À l’époque, c’était visionnaire : le télétravail n’existait pas, l’e-commerce était balbutiant. Mais moi, j’avais besoin de liberté, de créativité, et surtout d’être présente pour mes enfants. Alors j’ai inventé un cadre qui me permettait tout ça.

Depuis, je n’ai jamais cessé d’ajuster.
Chaque étape professionnelle est née d’une question intime : De quoi ai-je besoin maintenant ?

Quand j’ai lancé mes accompagnements pour adultes, en 2011, c’était une évidence.
J’avais besoin d’une activité alignée avec mes valeurs — libre, utile et profondément humaine. Besoin aussi de transmettre une autre vision du web : ancrée, sensible, durable. Accompagner les indépendants dans la construction d’une présence en ligne cohérente, vivante et alignée avec qui ils sont.

Puis en 2016, lorsque mon aîné a réussi les concours des écoles de journalisme, j’ai été frappée par les réactions de notre entourage et par une remarque en particulier — « ce n’est pas étonnant, tes enfants réussissent toujours » — qui a fait émerger en moi une réflexion plus large sur l’éducation, l’accompagnement, et les conditions de l’épanouissement.

Cette prise de conscience a nourri mon envie d’aller plus loin. Quand j’ai décidé de me former en psychopédagogie, ce n’était donc pas “juste” pour approfondir ma posture. C’était aussi pour relier enfin toutes mes expériences : ma créativité, mon goût pour la transmission, ma compréhension des émotions, mon intérêt pour les fonctionnements atypiques, et surtout, cette envie d’accompagner autrement. De manière concrète, joyeuse, et profondément humaine.

Quand j’ai commencé à proposer le coaching pour le passage du permis de conduire — un moment de stress intense pour beaucoup — c’était là encore une réponse à un besoin réel, que personne n’adressait avec cette approche. L’idée a émergé à la suite d’une conversation avec le fondateur de l’auto-école de mon cadet, qui avait été frappé par le calme et la confiance de mon fils, aussi bien lors du code à 15 ans que du permis à 17. Ce qu’il ne savait pas, c’est que je l’avais accompagné tout au long du processus. C’est ce jour-là que j’ai compris qu’il y avait là quelque chose à proposer, autrement. Aujourd’hui, je suis la seule en France à accompagner ce moment-là en tant que psychopédagogue. Et c’est juste.

Et puis, il y a eu ce moment où j’ai su, au fond de moi, qu’il était temps de tourner la page de ma papeterie.
C’était devenu viscéral. Un appel intérieur que je ne pouvais plus ignorer. Je me suis écoutée, j’ai questionné ce qui se jouait pour moi, j’ai accueilli ce besoin de changement. J’ai refusé plusieurs propositions de rachat. Ce n’était pas une question d’argent, mais d’alignement. Je voulais que le projet continue avec quelqu’un qui comprendrait son essence, qui saurait lui donner une nouvelle dimension ou y ajouter ce petit truc en plus.
J’ai écouté mon instinct — encore une fois — et, au début de l’année, j’ai fini par trouver la bonne personne. Une personne à qui je pouvais transmettre ce que j’avais construit, en confiance.
Cette transmission répondait aussi à un besoin plus intime : celui de ralentir, et de me consacrer pleinement à mes accompagnements.

 

Apprendre, encore et toujours

L’autre moteur, c’est l’apprentissage.
Depuis près de 20 ans, je me forme sans relâche, par curiosité, par passion, et pour honorer la confiance de celles et ceux que j’accompagne.
J’ai commencé avec des compétences en développement web et e-commerce, puis me suis formée au référencement, à la gestion d’entreprise, avant d’élargir mes savoirs en psychopédagogie, orientation, neuroatypies, communication, santé mentale, pleine conscience, créativité, valeurs…
Chaque formation m’a permis d’élargir ma vision, de renouveler ma posture, et de mieux comprendre la complexité du vivant.

Et cet été, j’ajouterai une nouvelle corde à mon arc : je passerai l’ACACED option chien, pour renforcer mes connaissances de base sur les besoins des chiens de compagnie — et poursuivre, à ma façon, l’exploration de la relation humain-chien.

 

L’écho silencieux de mon chien, reflet de mes besoins

Atelier Mon chien, ce miroir : explorer nos besoins pour mieux vivre ensembleMon chien, justement, a pris une place inattendue dans mon activité.
Il m’accompagne au cabinet, notamment avec les ados, où il joue un rôle de médiateur discret mais puissant. J’ai un temps envisagé une formation en médiation animale, mais rien ne m’a vraiment appelée. Et avec son hypersensibilité et son énergie un peu brut de peluche, je doutais que ce soit son chemin.

Et puis en mars, je suis partie en vacances en solo.
Avec lui.
Nous avons participé à un stage « Apprends à lire le chien » avec Romy Sauvageot, comportementaliste canine.
Un moment fort, inspirant, qui m’a reconnectée à ce que j’aime profondément : observer, ajuster, décoder, créer du lien.

Ce stage a fait germer cet article : Ados, chiens… et nous : De l’autorité à la compréhension – Ma vision de l’éducation positive
En parallèle, Romy avait envie de m’interviewer pour son podcast (🎧 Écouter le podcast) …
Et de fil en aiguille, une envie commune a émergé : celle de créer un atelier à deux voix.

Je l’ai appelée.
Elle m’a dit oui, tout de suite. Sans hésiter.
C’était une évidence.
Si je devais un jour créer un atelier avec mon chien, je savais que ce serait avec une personne de confiance. Romy cochait toutes les cases — naturellement, simplement.

Quand j’ai parlé de ce projet à mon fils, il m’a regardée et m’a dit :
“C’est quand que tu arrêtes d’avoir des idées ?”
Puis il a souri, et ajouté :
“C’est un très beau projet.”
Je crois que c’est exactement ça. J’ai des idées, parce que j’écoute ce qui bouge en moi. Je m’écoute. J’écoute mes besoins. Et je crée à partir de là.

 

L’atelier « Mon chien, ce miroir »

Ce projet s’est imposé comme une suite logique, une continuité.
À la jonction de nos approches, une évidence a pris forme : “Mon chien, ce miroir”, un atelier co-animé avec Romy. Un espace unique, à la croisée de la psychopédagogie et de l’éthologie canine.

Pendant deux jours, nous vous invitons à :

  • Observer sans juger, pour mieux comprendre
  • Identifier les besoins de votre chien… et les vôtres
  • Sortir de la pression de bien faire, pour retrouver une relation fluide et apaisée
  • Explorer comment la relation à votre chien révèle aussi votre manière de vivre les liens, les émotions, les ajustements

Ce n’est ni un stage d’éducation canine, ni une séance de développement personnel.
C’est un atelier sensible, concret, vivant.
Un espace pour se rencontrer à travers son chien, dans une relation fondée sur l’écoute, la confiance, et l’authenticité.

👉 Tous les détails ici : Mon chien, ce miroir : explorer nos besoins pour mieux vivre ensemble

 

Créer, c’est m’écouter

Je ne suis pas dans un métier figé, mais dans une création quotidienne.
Chaque jour, je façonne un cadre vivant, souple, profondément humain, où mes compétences, mes élans et mes besoins cohabitent et se nourrissent.

Je me retrouve souvent là où je ne m’attendais pas, et pourtant, toujours là où je dois être.
Parce que j’ai appris à m’écouter. À entendre ce dont j’ai vraiment besoin.
Et c’est cette écoute qui est ma véritable boussole.

Et vous ? Laissez-vous vos besoins guider vos envies et orienter votre vie ?