Pour ce 6ème portrait, je vous présente Francette Jalet, la 2ème acolytes de ma région avec laquelle nous organisons des journées échanges et partages.

 

Bonjour Francette, tu es certifiée praticienne en psychopédagogie Positive, peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours.

Francette Jalet - Praticienne en psychopedagogie positiveA titre pro, j’ai préparé un BTS en économie sociale et familiale avec une ferme intention de devenir formatrice et surtout pas travailleur social. N’ayant pas pu devenir formatrice tout de suite après mon BTS, j’ai fait une formation de responsable de secteur pour intégrer le secteur du service à la personne. J’ai encadré une équipe d’intervenants à domicile et plus spécifiquement des techniciennes d’interventions sociales et familiales en qualité de chef de service dans une association d’aide aux mères et aux familles à Créteil. Ces professionnelles apportaient un soutien aux familles dans leur fonction parentale. Cette expérience à domicile m’a permis de rencontrer de nombreuses familles et d’apporter une attention particulière sur la relation familiale.

J’avais entre autres, la responsabilité d’évaluer les besoins de formation pour faire monter en compétences les professionnelles que j’encadrais. Cette partie de ma fonction prenait tout son sens au cours des entretiens annuels d’activité. A ce moment-là, j’ai définitivement pris conscience de l’importance de se former tout au long de sa vie professionnelle. J’ai commencé à animer des sessions de formation en vacation. J’ai compris que former avait bien plus de sens pour moi qu’encadrer.

J’ai fait le choix de démissionner de ce poste pour intégrer un organisme de formation pour adultes, l’AFPA pour devenir formatrice à temps plein. Pendant ces 11 années à l’AFPA j’ai formé et accompagné un public très diversifié : jeunes en insertion professionnelle, adultes en reconversion, salariés et demandeurs d’emploi. A certains moments j’ai été bousculé dans mes valeurs dans l’accompagnement de ce public à cause de certains comportements. Je me suis sentie également démunie à certains moments face à des débordements émotionnels. J’ai pris conscience à quel point la situation d’apprentissage pouvait être anxiogène pour certaines personnes. En proie à de multitudes interrogations, j’ai cherché des réponses pour mieux comprendre le fonctionnement humain. Je me suis formée à l’analyse systémique et à la thérapie familiale. Ensuite, j’ai rencontré la PNL et je suis devenue praticienne en PNL. J’ai commencé à avoir des réponses concrètes et cela m’a aidé à modifier ma pratique et surtout mon approche dans ma pratique d’accompagnant.

J’ai cheminé progressivement vers la psychopédagogie et je suis devenue praticienne en psychopédagogie. L’approche tête cœur corps a été pour moi une révélation, prendre en compte l’individu dans sa globalité : je comprends mieux les difficultés d’apprentissage ainsi que les troubles et j’accepte mieux ces comportements « atypiques ». Je change de regard et d’approche. J’ai envie de changement profond dans ma pratique professionnelle. La rigidité de l’institution dans laquelle je travaillais me pesait, je n’arrivais plus à travailler en phase avec mes valeurs profondes. A partir de là démarre les conflits de valeur, mon système interne est perturbé et déséquilibré. Arrive le moment où je dois faire face à moi-même et me poser les vraies questions. L’incertitude, la peur m’envahit, j’entreprends un parcours de développement personnel qui va me permettre de franchir le cap, de faire le grand saut, de sortir de ma zone de confort en prenant la décision de quitter mon poste de formatrice, mon statut cadre et un salaire confortable. Je demande une rupture conventionnelle que j’obtiens à force de bras et je crée ma micro entreprise « Les faits Pygmalion » le 4/09/2017.

A titre perso, le parcours de praticien en psychopédagogie m’a éclairé sur mon chemin d’apprenant. J’ai pris conscience que je faisais partie plutôt des enfants en difficulté d’apprentissage. Avec un potentiel cognitif « normal » je travaillais selon mes humeurs, mes envies donc résultat des notes irrégulières. Sur mes bulletins scolaires, on retrouvait souvent les mentions « peut mieux faire ».

Cette formation m’a apporté des réponses concrètes sur le profil d’enfant que j’ai été et m’a ouvert l’accès à qui je suis. Chaque exercice réalisé me connectait à mon passé d’enfant, d’adolescente. J’ai compris que j’étais une enfant emmêlé dans mon histoire familiale qui se connaissait peu. Il est vrai que j’ai cherché ma voie pendant très longtemps. Lorsqu’il a fallu chercher une orientation professionnelle ce fut une traversée du désert. Les adultes qui m’ont accompagné à cette époque, à mon sens n’avaient pas les outils adaptés pour m’aider à comprendre qui je suis. Je me suis retrouvé en BAC G2 gestion comptabilité par défaut. Je n’ai jamais exercé dans ce domaine puis j’ai préparé le BAFA pour devenir animatrice. J’ai travaillé dans les centres de loisirs avec et sans hébergement auprès d’enfants de 3 à 17 ans pendant quelques années pour ensuite reprendre mes études en intégrant le BTS ESF.

Jeune, je me posais beaucoup de questions sur la place de l’adulte dans l’accompagnement de l’enfant et du jeune. J’observais également beaucoup le comportement des adultes qui m’entouraient et parfois je doutais. J’avais un grand manque de confiance en moi et j’y travaille encore malgré le chemin parcouru et toutes mes réalisations. Et mon estime de moi à cette période-là se portait à mal également.

J’ai compris que mes besoins de valorisation, de reconnaissance…m’avaient pas été nourris.

Le jour où la question d’avoir des enfants s’est posée à moi, je me suis également questionnée et j’ai pris la décision de ne pas en faire. Je trouvais que je menais une vie trop stressante, incompatible à mon sens pour l’épanouissement d’un enfant selon mon idéal éducatif.

Ce besoin de clarifier mon histoire me permet aujourd’hui de tracer une trajectoire davantage centrée sur l’accompagnement des adultes et des jeunes. J’ai compris que l’adulte est avant tout lui-même un enfant blessé et que s’il ne décide pas de prendre pas soin de lui, de ses propres émotions et blessures, il risque d’être maladroit dans l’accompagnement de son enfant.

J’ai choisi d’orienter mon accompagnement en direction des difficultés d’apprentissage et la relation parent/enfant. Pour la simple raison que l’attention est souvent et surtout portée sur les troubles d’apprentissage. Tandis qu’un enfant qui apporte des mauvais résultats scolaires à tendance à être qualifié de paresseux. Encore trop rares sont les adultes qui acceptent de s’interroger sur ce qui se cache derrière ces résultats scolaires médiocres. Au regard de ma pratique, les jeunes incompris et non écoutés sont encore très nombreux. Certains adultes n’ont pas encore acquis le réflexe de se questionner sur ce qui se passe réellement en lui au-delà des apparences. D’où un réel intérêt pour informer et former les adultes pour plus d’ouverture et d’acceptation de rencontrer les jeunes dans leur parcours d’insertion pro.

 

Peux-tu nous donner une définition du métier de praticienne en psychopédagogie positive

Le métier de praticienne en psychopédagogie est un métier de l’accompagnement avec 2 spécificités : l’approche tête cœur corps, qui prend en compte l’accompagné quelque soit son âge dans sa globalité, et l’effet pygmalion, posé un regard inconditionnellement positif c’est-à-dire voir le potentiel de la personne au-delà des apparences. Aujourd’hui quand je croise le regard d’un(e) accompagné (e) je vais chercher à faire émerger le potentiel qui se cache derrière toute cette zone d’ombre.

 

Tu consultes en cabinet, mais aussi tu pratiques cette discipline auprès d’adultes. Peux-tu nous dire quel type de formation tu proposes et qui peut en bénéficier ?

En fait l’ensemble de mon activité quel que soit en collectif ou en individuel est focalisé sur l’apprentissage du développement des compétences professionnelles et personnelles pour trouver sa voie. L’idée est de permettre aux personnes de découvrir que tout s’apprend : se connaître ça s’apprend, communiquer ça s’apprendre, faire émerger son potentiel ça s’apprend, la gestion des émotions ça s’apprend, la paix ça s’apprend…et que pour cela il est essentiel de décider et de choisir : d’agir, de bouger, de changer en accueillant toutes les émotions qui nous traversent pour les apprivoiser et donc les apaiser. Je m’adresse en particulier à un public de jeunes adultes et d’adultes.

Les principales sessions de formations proposées sont :

  • Gestion du stress et relaxation avec l’approche tête cœur corps pour les salariés ou futurs salariés du secteur sanitaire et social
  • Valoriser son image professionnelle pour valider son projet pro (DE de niveau V au niveau bac + 5)
  • La communication et la relation d’aide
  • Décrocher son contrat en alternance à destination des étudiants en MASTER…

La vie en a décidé ainsi et cela fait complètement sens en moi. En cabinet, j’accompagne la relation parent/enfant quand la communication est en phase de rupture. Un cheminement vers le changement de regard (rééduquer sa perception grâce à la plasticité cérébrale) et changer son mode de communication de façon être entendu (dialoguer avec son cœur et demander sans exiger).

 

Tu fais partie des praticiennes avec lesquelles je prends plaisir a faire des journées d’échanges et partages de nos pratiques. Peux-tu nous dire ce que ces journées t’apportent

Ces journées sont vivifiantes et dynamisantes pour moi. Ces temps d’échanges et de partages me rappellent à chaque instant à quel point nous sommes des modèles uniques. Ces temps me permettent de faire en quelque sorte des veilles techniques et pédagogiques afin d’actualiser mes connaissances et de découvrir la diversité des outils et formations qui existent dans notre domaine pour continuer mon propre développement. Pour ma part, nourrir mon besoin d’apprendre c’est tout au long de ma vie. Continuer d’apprendre pour moi c’est essentiel, c’est la vie en mouvement. C’est l’évolution, nous sommes des êtres en devenir en permanence.

 

Tu viens de te former à la méthode Vittoz. Peux-tu nous dire en quoi consiste cette méthode et ce que cela à changé dans ta pratique

J’ai choisi d’approfondir mes connaissances en Vittoz par rapport à la gestion du stress et pour améliorer ma concentration et mon attention. Après la formation de praticienne en psychodéda, J’ai pris conscience que j’avais un « léger » trouble de l’attention (non diagnostiqué) et j’ai également mieux observé le fonctionnement de mon mental. Je le qualifie de plutôt dense.

Avec la méthode Vittoz, j’ai expérimenté l’accueil de mes sensations corporelles en apprenant à calmer mon agitation mentale à l’aide d’exercices simples. Cette expérience m’a apporté une telle sérénité que je percevais le monde environnant plus calme. En fait, c’est juste mon monde intérieur qui avait changé.

Résultat : mental apaisé, créativité éveillée, les idées émergent avec plus de clarté et de légèreté.

La méthode Vittoz a été mis au point par un médecin thérapeute suisse, Dr Vittoz. Il s’agit d’une thérapie psychosensorielle dont la spécialité est la rééducation du contrôle cérébrale entre les 2 principales fonctions du cerveau : la réceptivité et l’émissivité au moyen d’exercices simples et pratiques. Elle est basée sur la redécouverte de nos 5 sens (porte d’entrée de toutes les informations que nous recevons de l’extérieur), l’accueil des sensations corporelles et la conscience de nos actes.

C’est une méthode de pleine conscience.

Cette méthode est pour ma part une réponse efficace pour prévenir les états d’abattement et d’agitation. Elle favorise le changement de regard, qui aide de ce fait à réguler les émotions et apporte un apaisement corporel. Et comme l’un influence l’autre : si j’ai un regard confiant et positif en la vie, je me sens tranquille à l’intérieur et mon comportement le sera également.

L’approche : tête cœur corps.

 

Pour le mot de la fin, dis-nous comment nous pouvons te contacter

En allant sur mon site « contact » ou 06 99 26 99 31

dolor. elit. Aliquam in risus libero ut dictum massa