Avec Florence, nous nous sommes croisés à titre personnel, il y a 10 ans de ça.

Aujourd’hui c’est le pro qui nous a fait reprendre contact, mais pas que … que de lien dans nos vies, que de personnes en commun nous connaissons.

Elle si discrète sur le web et les réseaux sociaux, elle m’a fait un grand plaisir en acceptant cette interview.

 

Bonjour Florence, peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours.

Florence Pâris référente académique EIP à ParisDiplômée bac+5, école de commerce et de gestion… J’ai donc au départ exercé en tant que contrôleur de gestion notamment chez Apple.

Le métier d’enseignant a toujours été celui que je voulais faire. Je me suis donc reconvertie pour préparer le concours de professeur des écoles au CNED.

Puis, après plusieurs années d’enseignement,  je me suis spécialisée avec encore 1 an pour aide enseignante spécialisée ou orthopédagogue.

J’ai aussi été enseignante référente pour les élèves avec un dossier MDPH. J’ai travaillé pendant 22 ans dans l’académie de l’Essonne soit académie de Versailles.

Je suis à Paris depuis l’an dernier. Et je suis aussi maman d’enfants atypiques !

 

Aujourd’hui, tu n’exerce plus comme enseignante, tu es la référente académique EIP pour le rectorat de Paris. Peux-tu nous dire en quoi consiste ton métier ?

Oui, je suis référente académique EIP – Enfant Intellectuellement Précoce – depuis 2012, suite à un recrutement sur poste à profil.

Cela consiste à :

  • accompagner les équipes pédagogiques, les élèves HP et leurs familles.
  • mettre en place des actions de formations, au plan académique ou en formation d’initiative locale.
  • participer aux réunions d’équipes éducatives, ou équipe de suivi de scolarisation lorsque l’élève a aussi un dossier MDPH.
  • organiser et participer aux commissions académiques EIP.

 

Pourquoi t’es-tu spécialisé sur les enfants intellectuellement précoce ?

Tout comme toi, j’en ai une à la maison …

Et dans ma pratique de classe, je me suis trouvée limitée pour aider les élèves en difficultés ou à besoins éducatifs particuliers. Je me suis donc formée sur les troubles spécifiques des apprentissages, puis lés handicap , puis les EIP. Bref, tous les atypiques !

 

Tu es l’organisatrice du colloque sur les Enfants à Haut Potentiel le 12/3/2019 à la Sorbonne, pourquoi ce colloque ?

Colloque EIP 75 acte II -12 mars 2019 à ParisC’est un des temps fort de l’académie depuis l’an dernier.

Cette action permet de faire intervenir les meilleurs experts sur le sujet des HP et troubles spécifiques parfois associés. L’an dernier, nous avions 900 personnes présentes, et plus de 300 en liste d’attente. C’est un travail important qu’il faut commencer presque un an avant.

Ce colloque acte II fait cette année partie de plan de formation académique, mais aussi du plan national de formation. Toutes les académies de France y sont donc invitées.

 

Pour toi qu’est-ce qu’un Enfant Intellectuellement Précoce ?

Difficile de résumer tant ils sont tous différents !

Le point de départ, c’est le bilan cognitif avec une évaluation psychométrique et une analyse clinique qui permet d’identifier le haut potentiel. Ensuite, on a des profils homogènes ou complexes. Bref, c’est un atypique avec certains talents voire des talents certains !

 

Existe-t-il différents profils ?

De multiples donc !!!

Il y a 2.3% d’élèves à haut potentiel partout : dans tous les secteurs, tous les milieux. Ainsi, dans la ville de Paris, il y en a plus de 8400 !

 

Comment la cellule académique peut aider ces enfants à réussir dans leur scolarité ?

Il faut tout d’abord s’adresser à un psychologue de l’éducation nationale, ou en libéral, pour identifier le profil cognitif de l’enfant.

Il s’agit d’accompagner chaque établissement selon sa demande, ou la demande de l’élève y étant scolarisé, ou suite à la commission académique EIP. L’accompagnement est aussi auprès des parents, et élèves. Ceux-ci se retrouvent souvent démunis et en souffrance.

Mettre en place des actions de formation en local. J’ai aussi mis en place un GT EIP75 depuis 2018. L’idée est de produire des outils pédagogiques, et de constituer une équipe de correspondants EIP pour se déplacer sur tous les bassins de Paris.

Il y a aussi de nombreuses ressources, informations, et outils sur la page EIP, mise en place depuis fin 2017.

 

Tu as longtemps œuvré sur le sujet en Essonne, peux-tu nous dire vers qui se tourner sur le département.

C’est madame Pascale Bullier qui me succède.

J’avais également organisé 2 colloques EIP en 2015, et 2017. Cette année, l’acte 3 aura lieu également au mois de mars.

 

Merci beaucoup Florence, vivement mardi et le colloque sur les Enfants à Haut Potentiel ou tu m’as chaleureusement invitée.

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